Acheteurs à Marseille en 2026 : qui sont-ils vraiment (et comment ils décident)
- Ciel Marseillais

- il y a 5 jours
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À Marseille, le marché immobilier ne se lit plus uniquement à travers des courbes de prix. En 2026, ce sont les profils d’acheteurs, leurs arbitrages et leur manière de décider qui structurent réellement la demande.
Comprendre qui achète, pourquoi, et comment la décision se prend est devenu essentiel pour vendre juste, acheter sereinement et éviter les erreurs de positionnement.
Un marché marseillais plus segmenté qu’il n’y paraît
Contrairement aux idées reçues, le marché marseillais n’est pas uniforme. Il est composé de micro-marchés, chacun porté par des profils d’acheteurs distincts, avec des attentes parfois opposées.
En 2026, les décisions ne se font plus uniquement sur le prix, mais sur un équilibre subtil entre usage, projection et émotion.
Les grands profils d’acheteurs à Marseille
1) Les familles marseillaises ancrées localement
Elles connaissent les quartiers, les rues, parfois même les immeubles. Leur priorité :
rester dans le 6ᵉ, 7ᵉ, 8ᵉ ou 9ᵉ,
gagner en confort (extérieur, lumière, calme),
sécuriser les écoles et le quotidien.
👉 Leur arbitrage est rationnel, mais le coup de cœur reste décisif.
2) Les néo-marseillais (Paris, Lyon, grandes métropoles)
Arrivés souvent via le télétravail ou un changement de vie, ils recherchent :
la lumière avant la surface,
un extérieur même modeste,
un cadre de vie “méditerranéen” assumé.
Ils acceptent parfois un prix au m² élevé s’il est justifié par l’usage.
3) Les expatriés de retour
Discrets, exigeants, souvent bien informés. Ils privilégient :
les biens de caractère,
les quartiers patrimoniaux (Endoume, Bompard, Roucas-Blanc),
la qualité architecturale et la cohérence du lieu.
👉 Leur décision est rapide… lorsque le bien est aligné.
4) Les investisseurs prudents
Beaucoup plus sélectifs qu’avant 2023. Ils analysent :
DPE,
charges de copropriété,
liquidité à la revente,
stabilité locative réelle.
Le rendement seul ne suffit plus : le risque global est intégré dès l’achat.
Comment les acheteurs décident vraiment en 2026
Le prix n’est plus le seul déclencheur
Un bien correctement estimé mais mal présenté peut rester sur le marché.À l’inverse, un bien cohérent, lisible et bien positionné déclenche des décisions rapides.
La décision se joue en trois temps
Projection immédiate (lumière, volumes, usage).
Rationalisation (charges, DPE, travaux, quartier).
Validation émotionnelle (“je me vois vivre ici”).
Si l’un de ces trois piliers manque, la décision se bloque.
Ce que les acheteurs ne veulent plus en 2026
des biens surévalués “par principe”,
des annonces floues ou trop marketées,
des défauts découverts tardivement,
des copropriétés mal expliquées.
La transparence est devenue un facteur de valeur, pas un risque.
Notre lecture chez Ciel Marseillais
À Marseille, vendre ou acheter en 2026 nécessite plus qu’une estimation au m². Il faut comprendre à quel acheteur précis le bien s’adresse, et ajuster le discours, le prix et la mise en marché en conséquence.
C’est cette lecture fine, humaine autant que technique, qui permet :
de vendre dans de bons délais,
d’éviter les négociations inutiles,
et de sécuriser les projets.
FAQ — Acheteurs à Marseille
Les acheteurs négocient-ils plus qu’avant ? Ils négocient mieux, pas forcément plus. La négociation vise surtout les incohérences.
La vue mer reste-t-elle déterminante ? Oui, mais seulement si elle est bien intégrée à l’usage du bien.
Les familles achètent-elles encore dans le 7ᵉ ? Oui, mais sur des biens très ciblés : extérieur, calme, plan lisible.
Conclusion
En 2026, à Marseille, le marché est moins nerveux mais plus exigeant.Les acheteurs savent ce qu’ils veulent — et surtout ce qu’ils ne veulent plus.
Comprendre leurs logiques de décision est devenu le véritable levier de réussite immobilière.
Sources (2025–2026)
Données DVF – DGFiP / Etalab
Analyses marché Notaires de France
Observations terrain Ciel Marseillais (ventes et recherches actives à Marseille)
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