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Comment lire un DPE à Marseille : comprendre les risques, les coûts et les vraies opportunités

  • Photo du rédacteur: Leslie Gallaire
    Leslie Gallaire
  • 12 déc. 2025
  • 3 min de lecture
Diagnostic DPE dans une maison à Marseille
Diagnostic DPE dans une maison à Marseille

Le DPE est devenu l’un des documents les plus déterminants dans une vente immobilière. Pourtant, beaucoup de propriétaires marseillais ne savent pas vraiment comment le lire, ce qu’il implique réellement ou si leur bien risque d’être impacté en 2026.


À Marseille, le sujet est encore plus sensible :

  • parc ancien,

  • bâti hétérogène d’un quartier à l’autre,

  • rénovations partielles,

  • logements exposés au vent, à la mer, ou au soleil direct.

Voici comment décoder un DPE sans stress, et comment anticiper les coûts… ou saisir des opportunités.


1) Comprendre l’étiquette DPE : ce qu’elle signifie vraiment à Marseille


Le DPE attribue deux notes :

  • énergie (A à G)

  • émissions de CO₂

Mais dans la pratique, c’est la note énergie qui influence :

  • le prix de vente,

  • la durée de commercialisation,

  • la capacité à louer,

  • la négociation.


📌 À Marseille, les typologies les plus touchées :

  • immeubles anciens avant 1948 (Endoume, Saint-Victor, Noailles, Camas),

  • rez-de-chaussée humides,

  • appartements traversants mal isolés côté nord,

  • maisons anciennes du littoral.


Selon les Notaires de France, les logements classés F ou G se vendent avec une décote pouvant atteindre –15 % à –20 %.


2) Les risques concrets en 2026


À partir de 2026, les biens classés G seront soumis à des restrictions importantes en cas de location.En 2028, ce sera le tour des F.

Même si tu vends et non loues, l’acheteur, lui, anticipe.👉 Ce facteur pèse dans la négociation.


À Marseille, les acheteurs posent désormais systématiquement deux questions :

  1. “Quel est le coût estimé pour améliorer ce DPE ?”

  2. “Jusqu’où puis-je négocier au vu de la lettre F ou G ?”

Le marché devient plus technique — et c’est un avantage si ton bien est déjà rénové, ou améliorable à faible coût.


3) Comment savoir si un DPE “mauvais” est vraiment pénalisant à Marseille ?


Un DPE faible n’a pas la même conséquence selon le quartier et la typologie.


👉 Cas où un mauvais DPE pèse peu sur la valeur :

  • appartement dernier étage avec vue mer (Roucas-Blanc, Bompard),

  • maison de ville rare à Endoume,

  • biens de charme atypiques et très lumineux,

  • appartements traversants sud/ouest dans le 7ᵉ et 8ᵉ.

Ici, la valeur émotionnelle domine la valeur énergétique.


👉 Cas où un mauvais DPE impacte réellement la négociation :

  • biens standardisés dans immeuble années 60–80,

  • rez-de-chaussée,

  • appartements déjà chers par m² — l’acheteur veut du “prêt à vivre”,

  • zones moins littorales où la concurrence est forte.


4) Les coûts réels des travaux à Marseille : ordre de grandeur


Les acheteurs veulent savoir combien il faudra investir. Voici des repères raisonnables (source : ADEME, SDES, artisans locaux) :

Travaux

Fourchette Marseille

Remplacement fenêtres

6 000 – 12 000 €

Isolation toiture / combles

4 000 – 9 000 €

Isolation murs intérieurs

8 000 – 15 000 €

Pompe à chaleur

9 000 – 18 000 €

Chauffage ancien → moderne

4 000 – 8 000 €

👉 À Marseille, l’orientation et la ventilation naturelle limitent parfois l’intérêt de certains travaux lourds.

👉 Souvent, un passage de F → D peut être obtenu avec fenêtres + chauffe-eau + radiateurs modernes, sans isolation lourde.


5) Les opportunités (oui, il y en a)


Un DPE “mauvais” peut devenir une opportunité d’achat patrimonial si :

  • la structure du bien est excellente (vue, lumière, volume),

  • les travaux sont prévisibles et non structurels,

  • l’acquéreur dispose d’un budget global achat + rénovation.

Dans ces cas-là, les acheteurs négocient… mais achètent.

Les biens classés E/F dans le 7ᵉ se vendent s’ils sont rares, bien situés, et logiquement rénovables.


6) La méthode Ciel Marseillais pour analyser un DPE


Notre approche, construite sur des centaines d’estimations dans le 7ᵉ–8ᵉ–6ᵉ :

  1. Lire le DPE dans son contexte : bâtiment, exposition, quartier, vent, humidité, copropriété.

  2. Identifier ce qui est “bloquant” vs “améliorable”.

  3. Évaluer les travaux rentables (fenêtres, chauffage, ventilation).

  4. Mettre en perspective avec les ventes comparables locales.

  5. Fournir une estimation défendable tenant compte du DPE et des qualités intrinsèques.

Un DPE n’est jamais une sentence.C’est un outil de prise de décision.


FAQ — DPE à Marseille


Un DPE F ou G est-il forcément un problème ?

Non : dans les quartiers littoraux, les biens rares restent attractifs.

Le DPE peut-il être faux ?

Oui. Les erreurs de saisie ou d’interprétation existent. Un contre-DPE peut parfois améliorer la note.

Quels travaux donnent le meilleur rapport “coût / gain de lettre” ?

Fenêtres + chauffe-eau + radiateurs performants.

Peut-on vendre sans faire les travaux ?

Oui, à condition d’un prix en cohérence et d’une explication claire au futur acquéreur.


Conclusion : à Marseille, le DPE est un repère, pas une fatalité


Lumière, vue, volume, emplacement : Marseille reste une ville où l’émotion pèse autant que l’étiquette. Un DPE doit être lu, contextualisé et expliqué pour en mesurer l’impact réel sur le prix et sur l’attractivité d’un bien.


Chez Ciel Marseillais, nous intégrons le DPE dans une lecture globale :

👉 architecture

👉 lumière

👉 rareté

👉 potentiel

👉 et réalité du marché local.

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